• Un engagement pour la renaturation, à La Tour-de-Peilz et ailleurs

    La renaturation des rives lacustres et le renforcement de la biodiversité sont aujourd’hui au cœur des préoccupations environnementales. Sur les rives du Léman, des projets voient le jour pour tester des solutions plus naturelles face à l’érosion et pour redonner de l’espace au vivant. Comme le rappelle la presse régionale, le Canton de Vaud expérimente notamment des techniques de génie biologique : l’utilisation de végétation — en particulier des saules — pour stabiliser les berges, recréer des habitats et favoriser le retour d’espèces locales.

    Le projet du sentier au bord du lac à La Tour‑de‑Peilz s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Au‑delà de l’aménagement du cheminement, il prévoit des interventions de renaturation visant à restaurer des rives plus naturelles, à améliorer la qualité écologique du littoral et à renforcer la biodiversité. La plantation de saules, par exemple, contribue à stabiliser les berges tout en offrant des refuges précieux pour la faune.

    Ces actions locales participent à un mouvement plus large : repenser notre relation au lac, favoriser des solutions durables et redonner une place essentielle aux écosystèmes naturels.

     

    Avec des branches de saule contre l’érosion – un projet pilote à Buchillon

    Sur les rives de Buchillon, l’État de Vaud mène un vaste projet pilote visant à freiner l’érosion du Léman grâce à des techniques exclusivement fondées sur le génie biologique. L’enjeu est majeur : la progression du lac menace une zone alluviale d’importance nationale, refuge pour des espèces rares comme les rainettes vertes et les tritons crêtés. À force d’éroder la rive, le Léman risque d’endommager ces espaces protégés.

    Le chantier, baptisé Bois Pourri, teste quatre méthodes naturelles sur des tronçons de 40 mètres. Elles vont de structures de branchages destinées à ralentir l’eau, à des lits de milliers de plançons de saule, jusqu’à l’installation de troncs entiers ancrés face au lac pour briser les vagues. Au total, 18’000 branches de saule ont dû être trouvées, un défi logistique nécessitant l’appui de pépinières spécialisées et de forestiers régionaux.

    Les autorités espèrent que ces solutions, inspirées de phénomènes naturels observés sur le terrain, permettront de stabiliser durablement la berge. Le site de Chanivaz, riche d’une histoire mouvementée et aujourd’hui strictement protégé, reste au cœur d’enjeux écologiques dépassant la région. Les résultats seront évalués sur le long terme, mais le projet offre déjà des enseignements précieux.

    Un  article dans le journal 24heures parle de ce projet en détail.

  • Adhérez à notre association pour soutenir la réalisation du chemin !

    L’Association des Rives du Lac de La Tour-de-Peilz veille et contribue à la réalisation effective d’un chemin piétonnier entre la Pointe de la Becque et la plage de la Maladaire quelles que soient les difficultés, les lenteurs et complexités administratives, mais aussi des probables actions juridiques contre ce projet.

    Le 28 novembre 2010, 55% des Boélands ont voté en faveur d’un chemin en bordure du lac. Cependant, entre 2010 et 2015, la Municipalité de La Tour-de-Peilz a surtout mis en avant les difficultés d’une telle réalisation.

    En 2015, notre association a organisé une conférence publique où une esquisse du tracé et un film ont démontré la faisabilité de ce chemin.

    Le futur syndic Alain Grangier, convaincu par la conférence, mandate, dès son entrée en fonction en juillet 2016, un bureau d’ingénieur pour définir un tracé.

    Face aux difficultés de réalisation du chemin dans son entier, le syndic décide de couper le projet en 2 parties et de réaliser en priorité la partie Ouest (entre la Pointe de la Becque et jusqu’à hauteur de l’arrêt de bus du Portail Blanc). En 2019, la partie Ouest est mise à l’enquête. De nombreuses oppositions sont alors adressées à la commune et quelques propriétaires déposeront même un recours à la cour de droit administratif et public (CDAP).

    Dans son arrêt du 14 mars 2023, la CDAP reconnaît plusieurs vices de procédures, ce qui oblige le canton et la commune, sous la houlette de la Municipale, Elise Kaiser, à modifier le projet et de:

    1. Renaturer des berges du lac sur le tronçon Ouest
    2. procéder à quelques modifications mineures du tracé
    3. remettre à l’enquête le projet en respectant strictement les procédures

    En novembre 2025, le projet est donc remis à l’enquête. 18 oppositions à ce nouveau projet parviennent à la commune.

    Aujourd’hui, l’on peut dire que la réalisation du tronçon Ouest prendra encore du temps. De nombreuses étapes administratives restent à franchir et les propriétaires ne manqueront certainement pas de recourir à nouveau auprès de la CDAP, puis au tribunal fédéral (TF).

    Certains s’inquiètent déjà du coût de ce chemin pour la commune. Les frais d’un projet similaire (renaturation et chemin) à St-Sulpice ont été pris en charge à 95% (=772’875.-) par la confédération et le canton et à 5% (=40’675.-) par la commune.

    Tout au long de ces 16 années, notre association n’a cessé de faire des interventions auprès de différentes instances communales et cantonales. Son avocat a même accompagné la Municipalité dans une phase décisive du projet.

    La suite de ce projet dépendra de la détermination des Boélands, de la force de persuasion de notre association. Plus nous serons nombreux et actifs, plus nous aurons de chances de voir le chemin se réaliser.

    MERCI D’AVANCE DE VOTRE SOUTIEN ET DE VOTRE ADHESION A NOTRE ASSOCIATION.

    Comment adhérer? Suivez ce lien.

  • Une nouvelle qui fait plaisir après 15 ans de persévérance : Le projet de tracé du chemin riverain agrémenté d’une renaturation est à l’enquête jusqu’à Noël

    En guise de rapport d’activités pour l’année 2024-2025, l’Association des Rives du Lac de La Tour-de-Peilz vous propose d’expliciter l’ensemble des différentes étapes franchies du projet de chemin riverain Ouest entre la commune et le canton tout au long de l’année.

    En octobre 2024, la commune envoie au canton le projet de chemin comprenant 2 volets :

    1. Le tracé du chemin des rives du lac, partie Ouest
    2. Et pour la première fois un projet de renaturation des rives du lac le long de ce chemin. Son but est de végétaliser ce bord de lac, de lui rendre ainsi un aspect plus proche (de ce qu’il était avant toute intervention humaine) et de préserver sa biodiversité. Ce projet de renaturation a l’avantage de déjouer une grande partie des critiques contenues dans le recours que les propriétaires avaient déposé auprès de la CDAP (cour de droit administratif).
    Revitalisation des rives lacustres, rapport VD, 2022

     

    Entre octobre 2024 et le début novembre 2025, le Canton procède à deux examens préalables, l’un de 6 mois et le 2e de plus d’environ 5 mois. Le dossier a donc passé environ 11 mois au canton et seulement 2-3 mois à la commune qui a apporté les modifications mineures demandées par le canton.

    Aujourd’hui, la Municipalité, et ceci après notre assemblée générale du 6 novembre, a de nouveau le projet en main.

    Elle va organiser la mise à l’enquête avant Noël.

    Durant toute cette année, notre association a incité à plusieurs reprises d’une part la Municipalité et d’autre part le Canton pour faire avancer le projet. Elle savoure sa victoire après 15 ans d’attente.

    Durant cette année, l’ARL observe que le mur de la parcelle 333 située juste après la fin du chemin riverain actuel s’est écroulé. Elle interpelle donc la Municipalité pour savoir quelles sont les démarches qui vont être entreprises. La Municipalité reste floue, des négociations entre le propriétaire et la commune étant en cours. En septembre 2025, l’abattage du marronnier qui se trouve à proximité immédiate du mur écroulé est mis à l’enquête et la plantation de 2 chênes verts compensera cette perte. Notre association est ravie d’apprendre, grâce à la mise à l’enquête, que cette compensation est nécessaire en vue de la rénovation du mur, ce qui nous ravit évidemment.
    Avant l’écroulement du mur

    Après l’écroulement du mur

    Autre sujet de satisfaction pour notre association :  les Socialistes et les Vert.e.s ont inscrit au programme de leur campagne électorale 2026-31 la REALISATION DU CHEMIN OUEST des rives du lac ainsi que la renaturation à cet endroit.

    VOILA UNE PREMIERE MANCHE REUSSIE APRES 15 ANS DE PERSEVERANCE

    MERCI DE VOTRE SOUTIEN A TOUTE EPREUVE

    BELLES FETES DE FIN D’ANNEE