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« Venez vous promener chez nous! » – l’association française « Lac pour tous » était l’invitée de notre AG
En introduction à notre AG du 3 novembre, Messieurs Lugrin et Crochet, respectivement président et secrétaire de l’association française « Lac pour tous », nous ont présenté leurs activités. L’association fondée en 2013 compte environ 1100 adhérents et a déjà pu enregistrer quelques succès notables du côté français du Lac Léman, grâce au soutien de ses membres, mais aussi des propriétaires riverains, des autorités communales et régionales.

Depuis 2006, un droit de passage pour tous les piétons est prévu par la loi, des servitudes de passage de 3.25 m de largeur, mesurées dès un niveau du lac possible de 373.25 m du lac (aujourd’hui, le 4 novembre 2022, le niveau du lac est de 372.25m, donc 1m plus bas), sont exigées.
Depuis, l’association « Le lac pour tous » s’est engagée à rendre plus accessible le bord du lac et a déjà pu faire enlever plusieurs obstacles (p.ex. des murs) et faire ouvrir quelques clôtures. Selon les deux intervenants de la soirée, beaucoup de propriétaires riverains se sont engagés à participer à l’aménagement des chemins devant leurs maisons, et ceci de leur propre chef! Les mêmes propriétaires sont d’ailleurs nombreux à utiliser et à apprécier ces nouveaux chemins devant leur maison au bord du lac. Des entités publiques ont également acheté des terrains au bord du lac, parfois juste les 3.25 mètres de servitude, et à un prix tout à fait raisonnable.
Il ne semble pas que l’aménagement des promenades au bord du lac ait fait augmenter les incivilités, comme le craignent certains. L’on constate plutôt le contraire: selon les conférenciers, un cambriolage d’une maison au bord du lac aurait été repérée par un promeneur attentif qui a pu avertir la police. Celle-ci veillerait d’ailleurs volontiers sur le littoral chevauchant les VTT de service!
L’association « Lac pour tous » a créé une carte en collaboration avec l’association suisse « Rives Publiques » qui montre les chemins accessibles des deux côtés du lac. Pour le côté français, il existe aussi une excellente carte interactive qui aide à planifier une promenade.
Visitez le site web de l’association, par exemple pour trouver des promenades sympathiques au bord du lac. On nous a recommandé les 9.5 kilomètres accessibles entre le château de Nernier et Hermance. https://lelacpourtous.weebly.com
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Rapport de la présidente de l’ARL
Pour mémoire, lors de notre dernière assemblée générale, le comité vous annonçait qu’aucun des nombreux propriétaires en bordure du chemin riverain n’avait retiré son opposition bien que le syndic, Alain Grangier, accompagné de l’ingénieur de Sollertia les ait tous rencontrés et incités à les retirer.
Bien malheureusement, la politique des petits pas est toujours à l’ordre du jour pour ce chemin piétonnier. Un seul chapitre nous a occupé durant toute cette année : la non levée des oppositions des propriétaires. Le comité a eu fort à faire à débusquer le grain de sable dans les rouages. Opiniâtreté, pugnacité et persévérance ont été indispensables pour identifier les raisons de la non levée des oppositions. De surccroît, la campagne électorale a détourné pour un court temps notre attention.
Au conseil communal de novembre passé, deux Socialistes ont questionné la Municipalité pour savoir si les oppositions des propriétaires riverains avaient été levées. Le syndic a répondu par la tangente. Le 12 novembre, notre avocat, Me. Trivelli, après deux téléphones restés sans réponse, a écrit à l’avocat de la commune pour lui demander où en était la levée des oppositions. Dans sa réponse, l’avocat de la commune a reproché à Me. Trivelli de ne pas s’être manifesté pour contrer les oppositions alors que personne ne l’avait jamais sollicité. Sous ce prétexte, l’avocat a refusé de de lui transmettre quelque information que ce soit.
Au conseil communal de mars, un préavis est accepté stipulant qu’un crédit de 120’000.- est attribué à la Municipalité pour lever les oppositions.
Au printemps, considérant que les oppositions, devaient, cette fois-ci, être levées, je redemande au conseil où l’on en est. Il m’est répondu que les oppositions ne sont pas levées et que cette levée ne dépend pas de la commune, mais du canton.
J’essaie alors d’obtenir des nouvelles par la conseillère aux Etats verte, Béatrice Métraux, qui ne répond pas non plus à ma question bien que je l’ai sollicitée par mail à 2 reprises et une fois de vive voix lors d’une assemblée de Verts. Ce jour-là, Béatrice Métraux a bien essayé de m’éviter, mais elle n’y est pas parvenue. Elle a donc appelé son assistante et a semblé exiger qu’elle fasse des recherches actives pour savoir où en était la levée des oppositions. Le secret de fonction l’empêchait-elle de dire ce qui en était vraiment ?
Pour ma part, ne voyant rien venir, en juin, une fois les dicastères distribués entre les municipaux, je demande à Me. Trivelli d’organiser une rencontre avec la nouvelle municipale de l’urbanisme, Elise Kaiser qui est verte, Katia Bieri, juriste qui m’a secondé durant toute cette année et moi-même. Le but de cette réunion visait à faire le point sur l’avancement du projet. Nous comptions alors sur le changement de majorité à la Municipalité pour donner un nouveau souffle à ce projet. Durant cette séance, nous avons pris les décisions suivantes :
- la Municipale verte s’est engagée à revoir le dossier des 2/3 restants du chemin et d’examiner quels écueils restaient à franchir pour obtenir l’approbation de ce tracé au canton.
- De son côté, Me. Trivelli allait se renseigner auprès de la DGMR où il avait ses entrées, sur les raisons de la non levée des oppositions. Durant l’été, j’apprends par la Municipale verte qu’il y a un vice de forme à la procédure et que celle-ci trouvera une solution en septembre.
Au conseil de septembre, un complément au préavis voté en mars 2021 et qui demandait un crédit pour les frais de justice liés à la levée des oppositions est présenté. Ce préavis complémentaire doit mettre fin au vice de forme du premier préavis. Il demande l’approbation du tracé du 1er tiers du chemin et de l’argumentaire de l’avocat de la commune comme exigé par le DRIH. En effet, ces 2 points n’avaient pas été inclus dans le 1er préavis. Pourquoi a-t-il fallu tant de temps pour découvrir la faille de ce 1er préavis?
Une nouvelle commission ad hoc est alors nommée, elle promet de nouvelles embrouilles. Un des avocats des propriétaires, Me. Bovay, exige que Gilbert et moi-même, nous nous récusions en raison de notre appartenance à l’ARL. Il demande en plus à être entendu. La juriste du PLR de la commission ad hoc, après des recherches dans les lois, réfute ces demandes et accuse la Municipalité d’avoir pris peur et le greffe de s’en être mêlé en demandant un avis de droit au service des communes au canton. Le service des communes estime que Gilbert et moi pouvons siéger dans la commission ad hoc, mais demande qu’au prochain conseil, notre présence à la commission soit mise au vote.
Puis, nouveau coup de théâtre, la même juriste PLR refuse de prendre une décision sur le complément de préavis à la commission ad hoc, prétextant que nous n’avons pas eu accès aux oppositions et que les avocats des propriétaires pourraient s’emparer de cela devant les tribunaux pour faire capoter le projet. De plus, nous dit cette même juriste, l’argumentation de l’avocat de la commune est imprécise et trop vague. Je lui rétorque que nous n’avons pas été nommés dans la commission au titre de notre expertise en droit et que l’avocat de la commune n’a pas à révéler l’entier de son argumentation qu’il réservera aux différents tribunaux.
Par ailleurs, je m’adresse au chef de service pour lui demander pourquoi il a fallu tant de temps pour débusquer le vice de forme. Il admet finalement qu’il y a eu de la négligence de la part du service même si le COVID et le changement de chef à la tête de l’urbanisme et des travaux publics ont aussi un rôle.
Durant la commission ad hoc est aussi discuté le délai de la mise à l’enquête qui est de 2 ans et dont le terme est fixé à Noël 2021 où les travaux devront avoir commencé. Le rapporteur de la commission annonce que son rapport sera présenté au conseil communal du début décembre après une 2e séance de la commission fixée au début novembre.
Cela permettra, dit le rapporteur de la commission ad hoc, à la DIRH de lever les oppositions avant Noël, mais les recours devront-ils aussi avoir été déposés ? Le service de l’urbanisme est donc instamment prié de demander une prolongation du délai, principalement en raison du COVID et du changement de chef à l’urbanisme.
En résumé, le serpent de lac continue et n’est pas prêt de prendre fin. Entretemps, Alain Grangier, qui n’est plus syndic aujourd’hui, a réussi à convoquer la presse pour évoquer la présence de couleuvres vipérines dans le port. Est-il en train de chercher une nouvelle raison de retarder le projet ?
Geneviève Pasche
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Une « Mise au Point » (RTS) sur l’initiative populaire nationale planifiée et le cas du chemin lacustre de La Tour-de-Peilz
Dans la dernière « Mise au Point », la présidente de l’association « Rives du Lac » (www.rivesdulac.ch) de La Tour-de-Peilz, Geneviève Pasche, évoque son souhait de voir un jour la réalisation du chemin riverain de 2km entre la Becque et la Maladaire, voté en 2010 par la population boélande. Vassilis Venizelos, Conseiller d’Etat vaudois, choisit le mème lieu pour articuler son espoir de voir se réaliser des chemins riverains dans son canton et ailleurs. Victor von Wartburg, combattant « à la Franz Weber » pour la cause des chemins riverains, et fondateur / président de l’association « Rives Publiques » (www.rivespubliques.ch) , évoque le lancement prochain d’une initiative populaire fédérale pour l’accès continu aux rives des lacs et cours d’eau en Suisse. Finalement, Nicolas de Pury, initiant du (très long) chemin lacustre neuchâtelois, s’exprime sur « son » grand projet – également déjà plébiscité par la population – qui devrait voir le jour d’ici 2025.
Cliquez ici pour voir l’émission « Mise au Point » de la RTS!
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« Un pas de géant pour le sentier du lac »
Notre hebdomadaire local « Riviera » vient de publier la bonne nouvelle dans son édition de la semaine passée: Le Conseil communal de La Tour-de-Peilz vient de lever les oppositions des propriétaires riverains à une large majorité, et ceci malgré des pressions persistantes.
Pour être plus précis, le Canton de Vaud avait avant demandé au Conseil communal de La Tour-de-Peilz s’il acceptait le tracé du chemin riverain négocié entre le canton et la commune et s’il approuvait la levée des oppositions des propriétaires. Le Conseil communal, lors de sa séance du 8 décembre 2021, a voté favorablement à ces demandes et avec une majorité confortable.
Une fois les oppositions levées, les propriétaires riverains du chemin pourront recourir contre le projet de chemin auprès de la CDAP (Cour de droit administratif et public) et – en dernière instance – au TF (Tribunal fédéral).
Lire l’article de l’hebdomadaire nouveau « Riviera » à ce sujet
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AG du 7 octobre: une résolution exprimant notre ras-le-bol, un comité complété et une conférence inspirante
L’association Rives du lac a tenu son assemblée générale le 7 octobre passé au Centre Vassin à La Tour-de-Peilz. En voici les informations principales:
L’Association des Rives du lac à La Tour-de-Peilz vote une résolution manifestant son courroux
L’Association des rives du lac (ARL) a constaté lors de son assemblée générale tenue le 7 octobre 2021 à La Tour-de-Peilz que les procédures, en particulier la levée des oppositions en vue de la réalisation d’un sentier riverain, continuent de traîner en longueur, et ceci avant même des recours judiciaires possibles.Les décisions au niveau de la Commune et du Canton pour faire avancer le dossier n’arrivent donc toujours pas à se concrétiser. Cela met sérieusement en danger le projet voté pourtant il y a 11 ans. Ce retard devient plus que regrettable, inacceptable, selon l’ARL.
A l’unanimité de ses membres, elle exige que les verrous procéduriers sautent. Car ils n’ont que trop duré et bafouent à l’évidence le oui d’une initiative populaire votée démocratiquement.
Nouvelle membre du comité
Lors de l’assemblée, une nouvelle membre du comité, Katia Bieri, avocate, a été élue à l’unanimité. Nos félicitations! Les autres membres actuels du comité ont été confirmés.Jean-Marc Fivaz, herpétologue, a présenté les mesures de préservation de la biodiversité et plus particulièrement des serpents présents sur nos rives. L’on trouve effectivement une grande variété d’animaux qui vivent sur les rives du lac, et il en a présenté les plus fréquents et même quelques espèces introduites. Les serpents, surtout des couleuvres, sont assez présents sur nos rives, et il semble même en exister quelques exemplaires au port de La Tour-de-Peilz, donc très proches de la présence humaine. En effet, des chemins peu bétonnés avec des murs pas trop lisses (p.ex. avec des trous) et des berges laissés naturelles ou avec des rochers peuvent être très favorables aux serpents – Monsieur Fivaz a présenté des bons exemples sur le chemin riverain près de St-Prex. Les prédateurs naturels (comme p.ex. les hérons) ont également un effet non négligeable sur la population d’amphibiens et reptiles sur les rives du lac. En somme, lors de la réalisation du chemin de 2km prévu entre la Maladière et la Becque, une attention particulière doit être portée à maintenir des biotopes existants sur les rives et éventuellement à améliorer certaines parties à cet égard.
Notez notre nouvelle adresse postale
Association Rives du Lac c/o Nicole Rivet, Chemin d’Entre-deux Crêts 14, 1814 La Tour-de-Peilz